Suites de la tragédie grecque…

Les grecs ont dit non! Que peut-il se passer désormais?

Nous allons volontairement laisser de côté dans cette analyse l’aspect politique, pour nous concentrer sur l’impact auprès des marchés financiers.

A ce stade, deux possibilités.

1 – l’Eurogroupe et la Grèce parviennent à trouver un accord

Dans ce cas, cela donne quelques mois de répit à la Grèce pour trouver des solutions et étaler le remboursement de sa dette. Cette hypothèse serait très favorable aux marchés qui devraient alors reprendre leur marche en avant, compensant la forte baisse de ces derniers jours.

2 – Aucun accord n’est trouvé entre la Grèce et ses créanciers

Dans cette hypothèse, on peut anticiper une sortie progressive de la Grèce de la zone Euro. Ceci ne s’étant jamais produit, on entre alors en terrain inconnu, ce qui est négatif pour les marchés qui détestent l’incertitude. De fortes secousses seraient alors à prévoir.

Cependant, on notera qu’après le vote du non, la baisse a finalement été relativement limitée (2%) alors qu’on aurait pu s’attendre à un mouvement baissier d’une plus grande ampleur.

Ceci nous laisse penser que même la sortie de la Grèce, qui rappelons-le représente un poids très faible dans la zone euro, est désormais anticipée par les marchés, qui misent notamment sur une intervention de la BCE pour contrôler la situation.

Par conséquent, même dans cette hypothèse, nous estimons qu’après un repli immédiat, les marchés reprendraient ensuite leurs fondamentaux, qui sont bons.

En effet, entre l’intervention de la BCE, la baisse de l’euro, et la baisse des matières premières, tous les ingrédients sont réunis pour que les annonces de résultats trimestriels des entreprises soient meilleurs que prévus.

Il faut parfois savoir laisser passer l’orage, pour que le soleil réapparaisse ensuite, il s’agit en tout cas notre scénario privilégié.

Guy Roos – le 7 juillet 2015

Réactions et commentaires

1 commentaire
  1. La question du referendum aurait dû être : « citoyens et entreprises, êtes vous prêts à payer des impôts ». La question aux créanciers (dont le Portugal, la Lettonie, le Sénégal, l’Algérie…) « acceptons nous une décision douloureuse maintenant ou la reportons nous ?  » générant une incertitude d’une autre forme. On ne peut qu’avoir un sentiment ; le mien est que la valeur de la Grèce a été surévaluée à son entrée, on est au bout de la triche, il faut solder pour relancer.

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